
Arrière petits-enfants de déporté, le jeune Gildwin et sa soeur Anaïs, ici en compagnie du maire Dominique Blanc et de Michel Mavré, président des anciens combattants, ont pris part au dépôt de gerbe.
En avril-mai 1945, il y a soixante six ans, s’ouvraient, sous les coups de boutoir des forces alliées, les portes des camps de concentration nazis. Le monde entier mesura alors l’ampleur et l’horreur de la déportation qui concerna en France 150.000 personnes. A l’occasion de la journée nationale du souvenir, dimanche, la ville a rendu hommage à la mémoire des victimes et héros de cette tragédie, lors d’une cérémonie au monument aux morts du Portrieux.
A cette occasion, le maire Dominique Blanc, a prononcé, devant les représentants des associations patriotiques, les élus municipaux et les familles, venus assister à la cérémonie, un discours appelant « avec force » nos concitoyens à « rester fermes dans la défense des valeurs de liberté, de démocratie, de tolérance et à ne jamais oublier que le monde se construit par la force de l’espoir et par la générosité des hommes, non par la force des dictatures. »
A l’issue du traditionnel dépôt de gerbe, Camille Vallière, ancien combattant et blessé de guerre, a égrené le nom des Quinocéens qui ont été déportés (24 au total), de ceux qui ont été fusillés au nom de la liberté (8) ainsi que de ceux qui ont été victimes du Service du Travail Obligatoire (2). Il a tenu à associer à cet hommage le Commandant Le Guen, récemment disparu, qui « à la suite d’un coup de force de l’armée japonaise en mars 1945 près de Lang Son, en Indochine, fut enfermé durant six mois dans un camp de concentration.»
Les commentaires récents