Les festivités du 15-août ont attiré la foule lundi soir à Saint-Quay. Dès avant le coucher du soleil, plusieurs milliers de spectateurs ont gagné la plage du Casino, où s’est joué le son et lumière organisé par l’association quinocéenne Animation et Images d’Armor. Un spectacle intitulé “Les Mystères du Goëlo”. L’histoire d’Alban, interprété par le très convaincant Robert Deslandes, naufragé en Islande et de retour au pays. Une aventure aux confins des contes et légendes celtes et de l’histoire locale, portée sur scène par une vingtaine de comédiens, amateurs et professionnels ainsi que les danseurs du Cercle celtique Danserien Sant Ké.
La soirée s’est achevée en apothéose par un feu d’artifice offert par la mairie. Un spectacle très applaudi par une foule impressionnante.









Etait-ce une erreur de communication, ou une farce (qui aurait pu être moyennageuse) ?
L’histoire : Un Four !! Pour les quelques bribes que j’ai pu glaner (quand j’ai pu me faire un trou dans le public médusé par un tel four et quand la sono était correcte), cela ne ressemblait pas ou peu à ce que les Quinocéens natifs, d’adoption ou de passage auraient voulu entendre.
L’emplacement : Désastreux !! Réservé à une petite poignée se spectateurs (décus), alors que des milliers d’autres étaient ammassés autour de la plage.
La mise en scène : Déplorable !! Effectivement l’école maternelle aurait, sans doute fait mieux. Avec ma troupe amateur, nous aurions présenté un spectacle de meilleur qualité. J’espère que les auteurs de cette farce ne sont pas des professionnels, ou alors qu’ils aillent rapidemment voir du côté de Pole Emploi…
La Technique : Comment peut-on se planter de telle manière avec les moyens mis en place ??
Le Feu d’Artifice : Saint Quay en a connu de plus grandiose. Difficile de comprendre l’enchainement des différents tableaux. Le public a même applaudi à un moment pensant que c’était la fin (un ouf de soulagement peut-être). Quant à la sonorisation, il serait utile que l’ingénieur du son prenne des cours pour le choix de ses musiques et, surtout, les coordonnent avec le lancement des artifices.
Bref, une soirée déplorable confirmée par les commentaires entendus lors de l’évacuation des lieux et l’énervement des automobilistes coincés dans un fouillis indescriptible. Où étaient les autorités pour veiller à la sécurité ?
Bien cordialement
Gilles PICOLET
Rédigé par : Gilles PICOLET | 18 août 2011 à 09:41
Le spectacle Son et lumière du 15 août dernier fait parler de lui. Signe que l’événement n’est pas passé inaperçu. Les commentaires des medias sur cette soirée évoquent une foule, pour qualifier le nombre important de spectateurs Quant au fond du spectacle, ceux qui sont satisfaits se manifestent gentiment par le bouche à oreille. Les mécontents écrivent dans la presse ou sur les blogs, ou vont se plaindre à l’Office de tourisme...Le problème est que les mécontents ne font pas toujours dans la critique objective.
C’est pourquoi, je pense, au nom de celles et ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie, afin de construire le spectacle Son et lumière du 15 août dernier, soit une trentaine de participants, quinocéens essentiellement, de 7 a 77 ans, qu’il faut établir la réalité des faits.
D'abord, l'emplacement du Son et lumière n’était pas choisi par hasard. La plage du Casino offre un cadre idéal pour un spectacle basé sur des jeux scéniques, accompagnés de son et de lumière : avec le sable en pente douce, offrant la possibilité à des centaines, voire des milliers de personnes, de s'asseoir pour regarder ; avec la mer en fond de scène, et, ce décor en demi-cercle, borné par l'Isnin, le Palais des congrès, d'un côté, et, de l'autre, la piscine et la falaise qui la surplombe…
Le Son et lumière a été suivi par plusieurs centaines de personnes, ou plusieurs milliers? Comptez 10 rangs de 10 spectateurs assis sur le sable et multipliez par X, ajoutez y celles et ceux, debout derrière les barrières Delpierre...Mille, deux milles, plus...?
Le positionnement de la scène avait été voulu pour satisfaire les spectateurs placés entre le Casino et le Palais des congrès. Nous ne nous attendions pas à une telle affluence et, avec un budget limité, nous n'avions pas les moyens d'investir dans une sonorisation et une mise en scène permettant de couvrir l'ensemble de la plage du Casino. Nous ferons mieux l'an prochain, à condition de réunir un budget supérieur!
Le spectacle lui-même a été apprécié par celles et ceux qui l'ont suivi. Souvent venus avec des enfants, qui ont regardé et écouté avec plaisir l'histoire d'Alban. L’histoire a d’abord été portée par des professionnels : Anne Delenn, auteur et metteur en scène professionnelle, Robert Deslande -Alban, acteur professionnel, qui a joué avec des grands du cinéma et du théâtre, Isabelle Diverrez, conteuse professionnelle, Marie-Line Berghen, musicienne professionnelle, Evguenia, chanteuse professionnelle, Fanny, violoniste professionnelle!
Les acteurs amateurs n’ont pas démérité et ont appris leur rôle au cours de répétitions qui ont duré plusieurs mois. Les figurants ont apporté peur enthousiasme participatif.
Le feu d'artifice? Il a été placé en dehors du Son et lumière, dans le cahier des charges. Mais, c’était un beau feu d’artifice, qui a plu à la grande majorité. L'artificier a fait avec le budget dévolu et bien fait! Les effets pyrotechniques sur l’eau étaient superbes. Les musiques de film qui ont accompagné ont été très appréciées, surtout par les plus jeunes!
Nous ferons mieux le 15 août 2012, avec, je l’espère, un budget supérieur, car tout ce qui touche aux effets de son et de lumière coûte cher ! Un budget 2011 limité à 9.200 euros n’a pas permis de disposer d’une couverture sonore suffisante et de jouer sur des effets, de lumière, ou autres.
Nous ferons mieux, aussi, en tirant les enseignements sur le plan de la mise en scène, qui doit être adaptée à une foule de plusieurs milliers de personnes et s’intégrer dans le décor de la plage du Casino.
Mais, déjà, c’est un succès. C’est le premier événement culturel quinocéen à avoir attiré un public aussi nombreux et à avoir satisfait la plupart des spectateurs, d’après les commentaires que nous avons recueillis!
Un grand merci à la municipalité -5.000 euros de subvention- et au casino -4.200 euros de sponsorisation- qui ont permis à ce premier Son et lumière de Saint-Quay-Portrieux et du Goëlo de naître ! Merci aux services municipaux pour leur aide ! Merci à tous les participants!
A présent, à l’an prochain !
Michel Le Tallec, Concepteur et organisateur du Son et lumière de Saint-Quay-Portrieux, Président d'Animations et images d'Armor.
Rédigé par : Michel LE TALLEC | 10 septembre 2011 à 16:39