La première campagne de stérilisation des œufs de goélands argentés a
débuté. La mairie n’attendait plus que le feu vert de la préfecture pour
l’engager. La méthode retenue vise à réduire les nuisances sonores et
écologiques d’une espèce envahissante. Elle consiste à empêcher l’éclosion des
œufs en y pulvérisant une solution à base d'huile pour obstruer les pores de la
coquille.
Le recensement des lieux où nichent habituellement les goélands a permis
d’identifier les secteurs de la ville à traiter en priorité. Une dizaine de
maisons particulières sont concernées ainsi que des immeubles d’habitation et
édifices publics : le foyer des Mimosas, le foyer-logement de l’Agism, le Foyer
des Jeunes Travailleurs, les résidences Stella Maris et de la Potinière, les
HLM du Martouret, l’école des Embruns, l’école Notre-Dame ainsi que le cinéma.
L’intervention sur les toits a eu lieu mercredi. Elle a été assurée par
l’entreprise Les Alpinistes Brestois du Bâtiment, une société retenue par la
mairie à l’issue d’une consultation. Deux traitements sont prévus. Le prochain se déroulera courant
juin. Le montant du programme représente un peu plus de 3.000 € hors taxe à la
charge de la commune.
Cette première campagne de stérilisation des œufs de goélands aurait pu
commencer plus tôt. «Tout était calé depuis plusieurs semaines. Mais nous
sommes tributaires des délais d’instruction administrative» indique Mariannick
Kervoelen, maire-adjointe aux affaires sociales qui a monté le dossier en lien
avec le service communal de l'urbanisme. «Notre demande, qui a été présentée
aux autorités le 24 septembre 2009, a d’abord dû recevoir un avis favorable de
la Direction Régionale de l’Environnement, avant d’être validée par la
Préfecture. Nous venons d’avoir son autorisation d’intervenir. Notre but n’est
pas de faire disparaître les goélands, mais de tenter de réguler leur
population.»
Une nécessité. Au-delà des nuisances sonores, la prolifération des goélands
compromet la salubrité et la sécurité publiques. A ce titre, le maire, saisi de
nombreuses plaintes de la population, a pris en juillet 2009, un arrêté
interdisant le nourrissage des goélands qui, comme beaucoup d’oiseaux, font
leur nid à proximité du lieu où ils sont nourris.
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